Idée essentielle : le Google Tensor G2 n’est pas une puce qui cherche à battre tous les records bruts, mais une puce mobile pensée pour l’intelligence artificielle embarquée et l’optimisation système qui rendent l’usage quotidien plus fluide et plus intelligent.
Le Tensor G2 privilégie la qualité d’expérience (photo computationnelle, transcription en temps réel, suppression de bruit) plutôt que la simple course aux gigahertz. Concrètement, il offre une excellente réactivité pour la plupart des usages, une efficacité énergétique notable par rapport à la génération précédente, mais des limites en gaming intensif face aux leaders Qualcomm.
- Score AnTuTu : ~939 027 points (AnTuTu 10) — haut du milieu de gamme.
- Fabrication : gravure 5 nm par Samsung, architecture 8 cœurs (Cortex-X1, A78, A55).
- Orientation : optimisé IA / photo grâce à un TPU propriétaire.
- Usage cible : utilisateurs photo/assistant vocal, multitâche modéré; moins adapté aux sessions gaming AAA prolongées.
- Différence thermique : variantes Pixel (7/7 Pro vs 7a) influencent la dissipation et le throttling.
Google Tensor G2 : architecture et spécifications du processeur mobile
Sur le papier, le Google Tensor G2 ressemble à une approche pragmatique du SoC. Construit en 5 nm chez Samsung, il combine huit cœurs (dont un Cortex‑X1 cadencé à 2,85 GHz) et un GPU Mali‑G710 MP7. La puce intègre aussi un TPU maison destiné aux opérations d’apprentissage automatique.
Google a donc clairement placé l’innovation technologique autour de l’IA embarquée plutôt que d’optimiser chaque benchmark CPU/GPU. C’est un choix qui se sent dès l’architecture : moins de cœurs ultra‑poussés, plus d’unités spécialisées pour la photo et l’audio.

Insight : le Tensor G2 montre que l’optimisation système peut compenser une partie du déficit de puissance brute pour l’expérience utilisateur réelle.
Performance chiffrée : où se situe le SoC ?
Le score global sur AnTuTu 10 est de 939 027 points, détaillé en CPU (269 707), GPU (295 487), mémoire (182 469) et expérience utilisateur (191 364). Ces valeurs le placent au‑dessus des puces de 2020 comme le Snapdragon 888, mais en dessous d’un Snapdragon 8 Gen 2 qui atteint environ 1,4 million sur les mêmes tests.
Les benchs orientés GPU (3DMark Wild Life : 6138 points) confirment une aptitude aux jeux mobiles classiques, mais des limites pour les titres AAA en paramètres élevés.
Insight : ces chiffres montrent une puce pensée pour l’expérience quotidienne, pas pour dominer les tests bruts.

Performances réelles : gaming, photo et multitâche
En usage courant (navigation, réseaux sociaux, vidéos, multitâche 4–6 apps), le processeur Google assure une sensation de fluidité. Les cœurs rapides lancent les applications rapidement et l’optimisation logicielle de Google compense parfois le handicap matériel.
Cependant, pour des tâches longues et lourdes comme le montage 4K ou les sessions gaming prolongées, la puce montre ses limites : baisse de fréquence, montée en température et nécessité de réduire les réglages graphiques sur certains titres exigeants.

Un exemple parlant : Clara, développeuse mobile chez une PME fictive appelée PixelCraft, a testé Genshin Impact en mode nomade. Elle a dû baisser l’anti‑aliasing pour conserver 30–40 FPS constants au lieu des 60 FPS visés. En revanche, l’enregistrement live et la transcription vocale en arrière‑plan restaient fluides grâce au TPU.
Insight : pour le joueur occasionnel et l’utilisateur photo/communication, le Tensor G2 reste très satisfaisant ; pour les joueurs compétitifs, il faudra regarder ailleurs.
Thermique et variantes selon le modèle
Un point souvent oublié : la gestion thermique dépend du packaging et du modèle. Les Pixel 7 et 7 Pro, avec un FOPLP‑PoP, évacuent mieux la chaleur que le Pixel 7a qui utilise un iPoP. En charge, on note 43,2°C sur le Pixel 7 contre 48,3°C sur le 7a, ce qui se traduit par un bridage plus rapide sur le modèle plus économique.
Autrement dit, le même nom de puce peut masquer des expériences différentes selon le smartphone qui l’héberge.

Insight : le choix du téléphone (7 vs 7a) est aussi un choix sur la dissipation thermique et la longévité des performances.
Intelligence artificielle embarquée : les vraies forces du Tensor G2
La principale valeur ajoutée du Google Tensor G2 est son TPU dédié. Par rapport au Tensor G1, le traitement IA est environ 60% plus rapide, tandis que l’efficacité énergétique lors des tâches ML s’améliore de 20%. Cela change la donne pour des fonctions quotidiennes comme la traduction instantanée et la retouche photo automatique.
Concrètement, cela donne des fonctions utiles : suppression de bruit en appel, Live Caption généralisé, Magic Eraser dans Photos, Photo Unblur et Recorder qui transcrit en temps réel. Ces services tirent parti de la technologie embarquée pour offrir des expériences que l’on ne retrouve pas sur tous les smartphones concurrents.

Cas pratique : PixelCraft a intégré une fonctionnalité de dictée intelligente qui fonctionne hors ligne grâce au TPU. Pour des professionnels qui traitent des données sensibles, l’IA locale réduit la nécessité d’envoyer des fichiers sur le cloud — plus rapide et plus sûr.
Insight : le Tensor G2 est une puce mobile pensée pour rendre l’IA accessible au quotidien, pas seulement pour gonfler des chiffres.
Limites, positionnement marché et conseils d’achat
Comment choisir ? Si vous privilégiez la photographie computationnelle, les interactions vocales avancées et un bon rapport qualité‑prix, le Tensor G2 est une excellente option. Si vous exigez les meilleures performances gaming ou les benchmarks maximum, les flagships Qualcomm restent supérieurs.
Le rapport prix/performance joue en faveur de Google : un écart de 200 à 300€ avec les modèles équipés d’un Snapdragon 8 Gen 2 compense souvent le manque de puissance brute pour un utilisateur classique.

- Points forts : IA embarquée puissante, intégration logicielle Google, excellente expérience photo, efficacité énergétique améliorée.
- Points faibles : GPU limité pour AAA, throttling variable selon le modèle, moins de performance brute que les derniers Snapdragon.
- Conseil pratique : préférez Pixel 7/7 Pro si vous comptez sur des sessions intensives ; le 7a reste une option très correcte pour un budget serré.
Insight : le Tensor G2 est un choix réfléchi pour qui veut des fonctionnalités intelligentes et un bon rapport qualité‑prix, mais ce n’est pas la puce idéale pour chaque profil.
Le Google Tensor G2 est‑il suffisant pour la photo mobile avancée ?
Oui. Grâce au TPU et aux optimisations logicielles de Google, le Tensor G2 excelle en photo computationnelle (Night Sight, Magic Eraser, Photo Unblur). Ces fonctions tirent parti de l’IA embarquée pour produire des résultats souvent meilleurs que ce que la puissance brute GPU seule permet.
Est‑il possible de jouer à tous les jeux avec un Pixel équipé du Tensor G2 ?
Pour la majorité des jeux mobiles du quotidien, oui. Mais pour des titres AAA très exigeants, il faudra réduire les paramètres graphiques pour garder une fréquence d’images stable. Le GPU Mali‑G710 MP7 reste moins performant que l’Adreno des flagships Qualcomm.
Y a‑t‑il une différence entre les Pixel 7 et le Pixel 7a avec le même Tensor G2 ?
Oui. Le packaging mémoire diffère (FOPLP‑PoP vs iPoP) et impacte la dissipation thermique. En charge, le Pixel 7 chauffe moins et bride moins vite que le 7a, d’où une expérience utilisateur plus stable sur des sessions longues.
Le Tensor G2 est‑il pertinent en 2026 face aux nouvelles puces ?
En 2026, le Tensor G2 reste pertinent pour ses atouts IA et son intégration logicielle. Cependant, les générations suivantes (ex. Tensor G3 et au‑delà) ont amélioré la gravure et les performances brutes. Le G2 conserve sa valeur pour qui privilégie la photo et l’IA locale plutôt que les records de benchmark.

