En bref :
- Shell Bash = interface puissante pour contrôler Linux depuis la ligne de commande.
- Écrire un script bash permet d’automatiser les tâches répétitives et d’éliminer les erreurs manuelles.
- Maîtriser variables bash, boucles bash et redirections est la base de la programmation shell.
- Bonnes pratiques : shebang, permissions, modularité via fonctions et validation des paramètres.
- Ressources utiles et tutoriels pour aller plus loin (envoi d’e-mails, outils de vérification, documentation Unix).
Dans beaucoup d’équipes, Amélie — administratrice système chez une petite startup — a découvert que passer dix minutes par jour à exécuter manuellement des tâches devenait vite une heure perdue chaque semaine. Elle s’est mise à écrire des scripts, d’abord timides, puis de plus en plus structurés. Ce guide vous accompagne pas à pas, du premier script bash que l’on lance dans son terminal Linux jusqu’aux scripts modulaires utilisés en production.
Ici, on n’apprend pas seulement des commandes isolées : on raconte pourquoi une solution scriptée est préférable, comment organiser son code et comment éviter les pièges classiques (permissions, entrées non validées, redirections mal maîtrisées). Vous verrez des exemples concrets — sauvegardes, gestion des fichiers, envoi d’e-mails depuis la ligne de commande — et des pistes pour valider votre travail avec des outils modernes.
Que vous cherchiez à initier un « bash pour débutants » ou à transformer vos scripts en outils robustes, ce guide couvre la programmation shell de A à Z, avec des conseils qui viennent de situations réelles en administration système.
Pourquoi apprendre le shell Bash : contrôle, automatisation et productivité
Le cœur du sujet, c’est simple : le shell bash vous donne un contrôle fin sur le système et la capacité d’automatiser ce que l’interface graphique ne sait pas faire efficacement.
En pratique, un script bien conçu remplace des séries de clics fragiles par des commandes reproductibles, traçables et testables.

Dans l’entreprise d’Amélie, la migration vers des scripts a réduit les incidents opérationnels liés aux sauvegardes manuelles. Voilà l’idée : moins d’erreurs humaines, plus de temps pour l’amélioration. Ce qui compte vraiment, c’est la gestion des fichiers et la répétabilité.
Insight : maîtriser Bash, c’est gagner du temps et de la fiabilité à chaque opération.
Le rôle du shell Bash et comment il se distingue
Le shell bash est un interpréteur de commandes qui lit les instructions que vous tapez dans la ligne de commande et les exécute. Il est le plus courant sur Linux, mais il existe d’autres shells (zsh, fish).
Concrètement, Bash ajoute des constructions de programmation (variables, boucles, fonctions) autour des commandes système.
Amélie a commencé avec de petites commandes shell pour naviguer et manipuler des fichiers, puis elle a regroupé ces commandes dans des scripts pour automatiser les routines. Si vous cherchez des guides pratiques sur l’administration et l’envoi d’e-mails depuis la ligne de commande, ce tutoriel sur envoyer des emails avec pièce jointe en ligne de commande est très utile.
Insight : Bash est l’outil qui transforme des commandes isolées en workflows reproductibles.
Premiers pas : écrire et exécuter votre premier script Bash
Écrire un script bash commence par trois éléments simples : créer un fichier, ajouter un shebang, rendre le fichier exécutable. Par exemple :
#!/usr/bin/env bash echo "Bonjour, monde!"
Placez ce fichier dans votre terminal Linux, donnez-lui les droits avec chmod +x et lancez-le.

Amélie l’a fait pour la première fois lors d’un incident : un log tournait trop vite, elle a scripté une rotation automatique. Ce petit script est devenu la base d’outils plus avancés.
Insight : commencer petit facilite la montée en compétence.
Permissions, shebang et bonnes pratiques
Le shebang (ex. #!/usr/bin/env bash) indique quel interpréteur utiliser. Les permissions (chmod) contrôlent qui peut exécuter un script. Empilez aussi des vérifications simples en début de script : existence des fichiers, droits suffisants, et validation des paramètres.
Utilisez toujours des noms clairs, des commentaires et évitez la duplication en extrayant le code répétitif dans des fonctions. Amélie ajoute systématiquement un mode verbeux et une option –help à ses scripts pour faciliter le diagnostic.
Insight : un script bien documenté est plus sûr et plus maintenable.

Variables bash et opérations : stocker et manipuler des données
Les variables bash permettent de stocker chaînes et nombres pour rendre un script dynamique. On déclare simplement : name= »Amelie » puis on lit avec $name. Pour du calcul, utilisez $((…)).
Exemple concret : gérer des chemins de sauvegarde dynamiques en fonction de la date, ce qui évite d’écraser des fichiers. Amélie a automatisé des rotations hebdomadaires en combinant variables et redirections.
Insight : maîtriser les variables rend vos scripts adaptables.
Saisir une information et la stocker
Pour rendre un script interactif, utilisez read pour récupérer une saisie utilisateur. Par exemple, demander un nom de fichier avant traitement. Pensez à valider la saisie pour éviter des erreurs irréversibles.
Dans un cas réel, Amélie a demandé une confirmation explicite avant de supprimer de gros volumes : cela a évité une perte de données.
Insight : la validation des entrées protège votre environnement.

Boucles bash : répéter sans fatigue
Les boucles bash (for, while, until) servent à traiter des listes, scanner des répertoires ou surveiller un état. Par exemple, un for file in *.log; do gzip « $file »; done compresse tous les logs.
Amélie utilise des boucles pour parcourir des sauvegardes et vérifier l’intégrité des fichiers. Cela devient essentiel quand on gère des centaines de fichiers.
Insight : les boucles automatisent le travail répétitif et réduisent les erreurs.
Cas pratique : générer un rapport automatisé
Un script peut agréger des informations système, filtrer avec grep et produire un rapport horodaté. Enchaînez des commandes avec | et utilisez > pour rediriger la sortie vers un fichier.
Amélie a monté un rapport quotidien d’utilisation disque et processus critiques : exécution automatique via cron, alertes envoyées si un seuil est dépassé. Pour des idées sur l’envoi d’e-mails depuis la ligne de commande (utile pour les alertes), lire ce guide sur envoyer des emails depuis la ligne de commande.
Insight : combiner boucles et redirections donne des outils de supervision simples et efficaces.

Structures conditionnelles et gestion des erreurs
Les conditions (if, case) permettent de diriger l’exécution en fonction d’états ou résultats de commandes. Utilisez les codes de sortie ($?) et testez l’existence de fichiers avec -f ou -d.
En production, ne laissez jamais un script ignorer les erreurs : capturez-les et agissez (logs, alertes, rollback si nécessaire). Amélie a appris à écrire des handlers d’erreur pour éviter des états inconsistants.
Insight : gérer les erreurs rend vos scripts fiables en production.
Passage de paramètres et validation
Les scripts reçoivent des arguments via $1, $2, et $@ pour l’ensemble. Validez le nombre et le format des paramètres avant d’aller plus loin. Une bonne pratique : documenter les options et fournir un exemple d’usage dans –help.
Par exemple, un script de déploiement doit refuser un nom d’environnement invalide plutôt que d’exécuter aveuglément. Amélie ajoute toujours des checks en début de script.
Insight : la validation des paramètres évite des exécutions inattendues.

Redirections, pipelines et gestion des fichiers
La redirection (>, >>, 2>) et les pipelines (|) sont des briques essentielles pour composer des traitements. Elles permettent de stocker des sorties, d’enchaîner des filtres et de séparer les flux standard et d’erreur.
Pour la gestion des fichiers, combinez find, xargs et les boucles pour traiter massivement des ensembles de fichiers. Amélie a automatisé la purge des anciens fichiers avec find -mtime et des sauvegardes compressées.
Insight : maîtriser redirections et pipelines transforme des commandes en workflows puissants.
Fonctions pour modulariser vos scripts
Les fonctions permettent de factoriser le code et de rendre les scripts plus lisibles : définissez des tâches réutilisables (log, validate, cleanup). Passez des arguments et retournez des codes d’erreur pour un contrôle fin.
Quand un script grossit, diviser en fonctions aide à tester et maintenir le code. Amélie a séparé la sauvegarde, la vérification et l’envoi de notifications en trois fonctions distinctes.
Insight : modulariser évite la dette technique dans les scripts.
Outils, ressources et bonnes pratiques pour aller plus loin
Pour vérifier vos scripts, utilisez des outils automatiques comme ShellCheck et consultez la documentation Unix. La communauté publie régulièrement articles et tutoriels utiles ; par exemple, la catégorie logiciels Unix propose des ressources complémentaires.
Pensez aussi aux bonnes pratiques : versionner vos scripts, utiliser des environnements de test et gérer les secrets hors du code. Amélie maintient un dépôt Git pour tous ses scripts et des tests simples pour chaque changement.
Insight : traiter les scripts comme du code logiciel améliore la sécurité et la collaboration.
- Checklist pour un script bash fiable :
- Ajouter un shebang clair
- Valider les paramètres en entrée
- Gérer les erreurs et rediriger les logs
- Factoriser avec des fonctions
- Versionner et tester avant mise en production
Pour trouver des exemples pratiques et guides complémentaires, consultez également des articles sur la gestion des envois d’e-mails en ligne de commande ou explorez la bibliothèque d’articles Unix pour des cas d’usage avancés.
Comment lancer un script bash depuis le terminal Linux ?
Donnez au fichier le droit d’exécution (chmod +x script.sh) et lancez-le avec ./script.sh ou bash script.sh. Assurez-vous d’avoir un shebang adapté en tête du fichier.
Quelle est la différence entre une variable normale et une variable d’environnement ?
Une variable shell locale n’est visible que dans le processus courant. Exportez-la (export VAR=value) pour qu’elle devienne une variable d’environnement accessible aux processus enfants.
Comment tester si un fichier existe dans un script bash ?
Utilisez test ou [ -f chemin ] pour vérifier l’existence d’un fichier régulier, et [ -d chemin ] pour un répertoire. Combinez ces tests dans des conditions if pour agir en conséquence.
Pourquoi utiliser des fonctions dans un script bash ?
Les fonctions améliorent la lisibilité, permettent la réutilisation du code et facilitent les tests. Elles aident à séparer les responsabilités (log, validation, exécution).

